L’art s’expose : imagination et créativité au pouvoir !

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Chaque année, Golbey Animation a le don de dénicher des artistes amateurs bourrés de talent. Dans tous les domaines. Et, quatre jours

Carole Colin, adjointe à la culture et Martine Chrisment, présidente de Golbey Animation.

durant, le centre culturel est dédié aux œuvres diverses et variées qui suscitent, à chaque fois, l’admiration. De la dentelle aux fuseaux au vitrail, en passant par le dessin, la peinture, la sculpture, la photo, les automates, le parchemin, les bijoux, le bois tourné, la calligraphie, le recyclage, tout est là, sous vos yeux. Certes, certains exposants sont des habitués de ce rendez-vous mais d’autres se sont joint à cette fête de l’art sous toutes ses formes et ont offert des œuvres originales.
À preuve cet orchestre de jazz composé d’automates, « Les Trombinn’Art ». Une création de Denis

Des ateliers pour les enfants (photos IS).

Perry, avec la complicité de Philippe Dieudonné, qui a réalisé les têtes de ces musiciens qui ne sont pas sans évoquer les figurines de Wallace et Gromit. Ancien boucher charcutier mais bricoleur depuis toujours, Denis avait déjà éveillé la curiosité des visiteurs l’an dernier avec son manège et son orgue de Barbarie. Cette fois, c’est dans une vitrine que se produit son orchestre, mu par tout un système de poulies. Invisible, naturellement, mais qui permet à Sam Gratt, Papy Ston, Mimi Crin Crin, Gueule d’Anche (tous ont un petit sobriquet sympathique) et les autres, d’utiliser leur instrument et de battre la mesure. Un régal !
En face de Denis, Philippe sourit à la curiosité que suscitent « Les Trombinn’Art ». Mais lui attire aussi les regards car son exposition de peintures acryliques et de dessins à l’encre de Chine mérite également le détour.

Agnès Rinck ou l’art du recyclage.

On poursuit notre visite et l’on s’arrête devant le stand d’Agnès Rink. La Spinalienne, elle, fait dans le recyclage, la récupération. Rien ne se perd, tout se crée. Et c’est vrai qu’Agnès réalise de très belles choses avec ce qui lui tombe sous la main. « J’ai toujours aimé bricoler. Au début, je peignais des pinces à linge. Là, je suis dans ma première passion, j’ai l’esprit récupérateur. Cela fait cinq ans ; ce sont cinq ans de bonheur ». Un vêtement, un galet, un morceau de vitrail, quelques graviers et

Denis Perry et ses « Trombinn’Art ».

Antoine Simon, passionné de dessin.

Agnès redonne une vie à tous ces objets désuets, appelés à disparaître.
De vitrail, il en est question un peu plus loin. Dominique Jaugey est en plein travail. En train de façonner, sur son tour, une pièce d’une œuvre future. « J’ai toujours été manuel. Une fois à la retraite, je cherchais une occupation. À la MJC d’Épinal, il y avait un atelier vitrail animé par Sylvie Bott, vitrailliste à Gérardmer ; c’est parti comme cela. Je travaille chez moi, dans mon garage ».
Et le résultat est probant. Les œuvres, colorées, lumineuses retiennent l’attention. « Le vitrail, cela demande beaucoup de précision, de patience et d’imagination, même si on trouve des idées sur Internet. Mais cela ne suffit pas ; il faut aussi un goût artistique et savoir associer les couleurs ».
Et puis, on ne peut pas rester insensible au talent d’Antoine Simon. Dessins et bande dessinée n’ont pas de secrets pour lui. L’Égypte des pharaons non plus. Passionné de cette époque, Antoine a réalisé de magnifiques croquis tout droit sortis de l’exposition parisienne sur Toutankhamon qui connut un immense succès.
Outre les expositions et démonstrations, des ateliers avaient été mis en place pour les enfants. Et le public a pu lors de ces quatre jours, réaliser un mandala à l’aide de bouchons. Toujours la récupération…

Que de talents ! (photos Christian Aulen)

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