Les photos sublimes de Daniel Visse, salle Barbelouze

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Carole Colin et la commission culture et animation poursuivent le cycle des expositions, salle

Daniel Visse, photographe spinalien.

Barbelouze. Après la peinture, c’est la photo qui est à l’honneur jusqu’au jeudi 16 mai, avec « Itin’errance ».

Carole Colin a présenté cette expo 2019 salle Barbelouze.

Daniel Visse, photographe spinalien né en 1963, a pris conscience que la nature est de plus en plus en danger et qu’il faut impérativement la protéger. Il prouve, par la photo, sa beauté et la vie autour de nos lacs, dans nos campagnes et nos forêts.
Chamois, cerf, chat sauvage, renard, hermine sont ainsi fixés par l’objectif de Daniel qui doit parfois passer des heures à l’affût pour immortaliser ces instants précieux. Et pour voir sans être vu, pour surprendre la vie animale, Daniel Visse utilise une « ghillie suit », un vêtement de camouflage, fait de morceaux de toile et de fils de couleurs sombres ressemblant à celles de la nature, qui lui permet de se fondre dans l’environnement immédiat, pour être totalement invisible en tant qu’humain. Ce vêtement a été inventé par les garde-chasses écossais pour essayer d’appréhender les braconniers.
Animaux mais aussi paysages et édifices, en couleurs ou sublimés par le noir et blanc (superbe

Le « ghillie suit », indispensable vêtement de camouflage.

château de Saulxures-sur-Moselotte) : les images de Daniel Visse nous font prendre conscience de la fragilité de ce qui nous entoure et notre devoir de protéger cette faune et cette flore qui sont la richesse de notre patrimoine écologique.
Cette protection de notre environnement doit nous interpeller. Les indiens d’Amérique, dans leur grande sagesse, nous le rappellent : « Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas ».
Les indiens ont toujours aimé et respecté la nature. Que des hommes tentent de  la modifier les préoccupe. « Il faut savoir qu’il est toujours plus difficile de rétablir l’équilibre que de produire un déséquilibre. L’homme n’est pas né sur Terre pour corriger la nature mais pour en être le fidèle gardien. »
Daniel Visse et tous les photographes animaliers, proches de cette nature que l’Homme a trop tendance à violer et dégrader sans vergogne, permettent de nous interroger, nous alertent. Cette nature est magnifique, ne gâchons pas l’héritage de nos enfants…

 

Exposition « Itin’errance », de Daniel Visse, salle Barbelouze, de 14 h 30 à 18 h 30. Entrée libre.

Des clichés remarquables… (photos Christian Aulen)

 

 

 

 

 

 

 

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